Comité consultatif technique sur les mesures fiscales pour les personnes handicapées
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SOUS-COMITÉ SUR LA CONDITION DES PERSONNES HANDICAPÉES DU COMITÉ PERMANENT DU DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES ET DE LA CONDITION DES PERSONNES HANDICAPÉES
« Réponses aux questions
touchant le crédit d’impôt pour personne handicapée
»
Harry Beatty, Directeur, Politique et recherches
ARCH : Un centre de ressources juridiques pour les personnes handicapées*
Le 20 novembre 2001
[REMARQUE : Les critères
fonctionnels « grave » et « prolongé » ne font
pas l’objet d’une discussion détaillée dans ce document,
puisque d’autres présentateurs s’en chargeront dans le
cadre des présentes audiences.]
Qu’est-ce que le crédit d’impôt pour personnes handicapées
?
Le crédit d’impôt pour personnes handicapées est un crédit non remboursable que peut réclamer sur sa déclaration d’impôt :
La personne en question doit présenter
un handicap « grave » et « prolongé ».
Les règles touchant l’utilisation de la ligne 318 de la déclaration
sont complexes. Mais essentiellement, celle-ci dépend de l’interrelation
entre cinq facteurs :
Les règles touchant l’utilisation de la ligne 326 de la déclaration pour un conjoint ou un partenaire de même sexe dépendent :
Que vaut le crédit d’impôt
pour personnes handicapées pour le contribuable ?
Selon la déclaration d’impôt, le crédit d’impôt
pour personnes handicapées vaudra 6 000 $ pour l’année
d’imposition 2001. Il valait 4 393 $ pour l’année d’imposition
2001. Cependant, les économies réelles en dollars pour les contribuables
sont de beaucoup inférieures.
Cela s’explique avant tout parce que le montant de 4 393 $ (maintenant
6 000 $) est converti en un crédit d’impôt de 17 % au fédéral
sur la ligne 338 de la déclaration. 17 % de 4 393 $ signifie 747 $,
soit l’économie d’impôt maximale au fédéral
que permet ce crédit en 2000. 17 % de 6000 $ représente 1020
$, soit l’économie d’impôt maximale au fédéral
que permet ce crédit en 2001. [1]
L’autre raison principale pour laquelle la valeur réelle de ce
crédit se trouve réduite consiste dans ce qu’il est non
remboursable et qu’on ne peut l’utiliser que pour compenser les
impôts qui sont autrement payables. Puisque les contribuables handicapés
ont habituellement des revenus inférieurs à la moyenne, ils
ont souvent moins d’impôt à compenser même s’ils
peuvent réclamer le crédit d’impôt pour personnes
handicapées (et plusieurs n’en ont pas).
Quelles personnes handicapées et quels membres de leur famille qui
les soutiennent sont totalement incapables de réclamer le crédit
d’impôt pour personnes handicapées ?
Comme on l’a mentionné précédemment, le crédit
d’impôt pour personnes handicapées est non remboursable,
de sorte que les Canadiens à faible revenu ne peuvent en profiter.
L’interprétation des termes « grave » et «
prolongé » est passablement restrictive, de sorte que plusieurs
contribuables handicapés et contribuables ayant des personnes à
charge, des conjoints ou des partenaires de même sexe qui sont handicapés
sont incapables de bénéficier de ce crédit.
La Loi de l’impôt sur le revenu présente une règle
en vertu de laquelle on ne peut combiner la demande de crédit d’impôt
pour personnes handicapées à une demande de remboursement de
frais médicaux pour des soins dans une maison de repos ou une institution,
ou à une demande de remboursement de frais médicaux pour soins
auxiliaires excédant 10 000 $ (20 000 $ au cours de l’année
du décès). Il est difficile de comprendre le raisonnement d’une
telle règle qui prive de ce crédit les individus et les familles
qui encourent des dépenses personnelles très élevées
en soins auxiliaires. Les individus et les familles qui bénéficient
d’un soutien subventionné par le gouvernement à 100 %
peuvent toujours demander ce crédit, alors que ceux qui déboursent
plus de 10 000 $ de leur poche ne le peuvent pas. (On devrait préciser
que la demande de remboursement de frais médicaux pour soins auxiliaires
est non seulement convertie en un crédit de 17 %, mais elle entraîne
également une réduction préalable de 3 % du revenu net
qu’on applique à tous les frais médicaux.)
Le nombre de demandes de crédit d’impôt pour personnes
handicapées peut-il augmenter ?
Selon la publication de l’ACDR intitulée « Statistiques
sur l’impôt des particuliers » accessible sur l’Internet,
on semble avoir connu très peu d’augmentation au cours des dernières
années. En 1993, on a reçu environ 450 000 demandes (à
l’exception des demandes de crédit d’impôt pour personnes
handicapées pour conjoint qui ne font pas l’objet de données
séparées). En 1999, ce nombre avait atteint environ 458 000.
Quelles sont les autres incidences fiscales de l’admissibilité
ou l’inadmissibilité au crédit d’impôt pour
personnes handicapées ?
Il est important de répondre aux critères d’admissibilité
du crédit d’impôt pour personnes handicapées afin
de présenter les créances fiscales suivantes (c’est-à-dire
que l’invalidité doit être « grave » et «
prolongée », malgré qu’il ne soit pas nécessaire
que l’individu ou la famille soit financièrement admissible pour
obtenir le crédit d’impôt pour personnes handicapées)
:
Dans le cas des autres réclamations,
un certificat médical d’admissibilité au crédit
d’impôt pour personnes handicapées permet d’y avoir
droit, malgré que pour de telles réclamations, la personne doive
être considérée par un médecin comme étant
« infirme ». Puisqu’on ne définit pas le terme «
infirmité » dans la Loi de l’impôt sur le revenu
et qu’il n’existe aucune façon de certifier l’infirmité,
une certaine incertitude entoure la façon dont le public ou les professionnels
de la santé comprendront cette alternative ou la fréquence à
laquelle on y aura recours.
Ces réclamations comprennent :
Ces exemples nous démontrent
clairement que les critères d’admissibilité fonctionnelle
au crédit d’impôt pour personnes handicapées ont
une incidence qui s’étend bien au-delà de la valeur possible
du crédit en tant que telle. Si une personne n’y a pas droit
du point de vue fonctionnel, cette dernière ou un contribuable qui
en assure le soutien n’a pas le droit de présenter plusieurs
autres créances fiscales en rapport avec son handicap ou elle peut
trouver qu’il est plus difficile de le faire.
Quels obstacles attendent tout contribuable désirant en appeler d’une
décision de refus du crédit d’impôt pour personnes
handicapées ?
Un contribuable qui s’est vu refuser le crédit d’impôt
pour personnes handicapées pour lui-même ou pour un conjoint,
un partenaire de même sexe ou autre parent à charge a le droit
d’en appeler, mais il peut lui être difficile de s’aventurer
dans un tel processus pour les raisons suivantes :
* ARCH: Le centre de ressources juridiques pour les personnes handicapées a été fondé en 1980 sous l’appellation de « Advocacy Resource Centre for the Handicapped ». Il s’agit d’une clinique communautaire d’aide juridique à but non lucratif faisant partie du système d’aide juridique ontarien. Pour information: ARCH, 40 Orchard View Blvd., Suite 255, Toronto, ON M4R 1B9. Téléphone : (416) 482-8255 ou 1-866-482-2724. Télétype : (416) 482-1254 ou 1-866-2728. Télécopieur : (416) 482-2981 ou 1-866-881-2723. Site Web : www.arch-online.ca. Courriel pour Harry Beatty : beattyh@lao.on.ca
[1] Des économies d’impôt provinciales viennent également augmenter la valeur réelle d’environ 50 % - l’impact réel sur les impôts provinciaux dépend du taux d’imposition provincial et des autres dispositions provinciales relatives à l’impôt.