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Exposé
présenté devant le Sous-comité sur la condition
des personnes handicapées du Comité permanent du développement
des ressources humaines et de la condition des personnes handicapées.
Le mardi 27 novembre
2001, 15 h 30 à 17 h 30, Salle 237-C, édifice du Centre
Par Mary Ann
Chang
Directrice générale de la section régionale
de Toronto
Société Alzheimer du Canada
La maladie d’Alzheimer
est une affection neurologique évolutive fatale. Elle arrache
aux gens leur mémoire et leur capacité de penser,
de communiquer et de prendre soin d’eux. La maladie évolue
sur une longue période et s’accompagne d’une
perte progressive des fonctions mentales; elle peut durer plus de
12 ans. Pendant la majorité de cette période, les
personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer vivent à
la maison et ce sont les membres de leur famille qui prennent soin
d’elles.
La maladie se manifeste d’abord par des troubles de la mémoire,
de la difficulté à se concentrer et à comprendre
des concepts abstraits et des difficultés de langage, comme
l’incapacité de trouver le mot juste pour exprimer
une idée. Plus tard, c’est l’orientation spatio-temporelle
qui est atteinte et tous les symptômes s’accentuent.
La progression de la maladie est souvent lente et insidieuse.
À mesure que la
maladie évolue, la personne perd graduellement son autonomie
et a besoin de plus en plus d’aide pour effectuer les activités
normales de la vie quotidienne comme s’occuper de son hygiène
personnelle, s’habiller, prendre son bain, manger et ainsi
de suite. Cependant, même si la maladie est prolongée
et cause une déficience mentale importante, elle ne perd
jamais totalement sa capacité de percevoir, de penser et
de se rappeler les choses. Par exemple, même les personnes
chez qui l’atteinte est sévère peuvent souvent
se rappeler exactement des détails des événements
survenus il y a très longtemps parce que la mémoire
des faits anciens est souvent conservée même lorsque
les troubles mnésiques sont évidents et très
marqués.
À notre avis,
le Certificat pour le crédit pour personnes handicapées
T2201 est discriminatoire envers les personnes atteintes de la maladie
d’Alzheimer et de démences connexes. Les questions
qui exigent une réponse de type « oui » ou «
non » ne fournissent pas une évaluation juste ou exacte
de l’incapacité de ces personnes. Il est incorrect
de supposer que les personnes qui sont atteintes de la maladie d’Alzheimer,
même si elles souffrent d’une incapacité mentale
sévère et prolongée, sont incapables de «
penser, de percevoir ou de se rappeler les choses » ou encore
qu’elles ne peuvent prendre soin d’elles-mêmes
sans faire l’objet d’une surveillance constante.
En effet, certains des
efforts que nous faisons pour aider les soignants à faire
face à cette terrible maladie sont axés sur l’élaboration
de stratégies qui aideront la personne à prendre en
charge certains aspects de ses soins personnels sans devoir recevoir
une supervision constante. Par exemple, le fait de placer les vêtements
d’un homme dans le bon ordre sur son lit peut l’aider
à continuer de s’habiller sans supervision constante
jusqu’à un stade très avancé de sa démence.
Cela ne signifie pas que ces personnes ne sont pas admissibles au
crédit d’impôt selon les critères d’admissibilité
énoncées dans la Loi de l’impôt.
Nous croyons que la façon
dont la FormuleT2201 est formulée limite l’évaluation
du professionnel de la santé à un simple « oui
» ou « non ». Nous estimons que cela ne permet
pas de faire une évaluation juste des personnes qui souffrent
de la maladie d’Alzheimer et d’autres démences
connexes. En effet, nous savons que les médecins sont réticents
à remplir la formule, ce qui a pour effet de priver les personnes
d’un avantage fiscal prévu dans la Loi de l’impôt.
Nous demandons qu’on procède à une révision
en profondeur de la formule T2201 et que la formule T2201 future
reflète les lignes directrices et objectifs de la Loi de
l’impôt, de façon que les critères d’admissibilité
puissent être appliqués de façon équitable
à toutes les personnes handicapées, indépendamment
de leur handicap.
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